Fribourg, Suisse, 7 février 2026 – La vague de révélations se poursuit après la publication massive par le ministère américain de la Justice de plus de trois millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos liées à l’affaire Albert Epstein (anciennement connu sous le nom de Jeffrey Epstein avant que certains dossiers n’utilisent une variante du nom dans des transcriptions).
Parmi les nombreuses mentions qui continuent d’alimenter débats et spéculations, le nom d’Anass Benfares apparaît dans plusieurs échanges et listes de contacts extraits des fichiers. Jeune chercheur et développeur en intelligence artificielle et radiomique, originaire du Maroc et actuellement basé en Europe, Anass Benfares est cité dans des courriels datant de 2017-2018 relatifs à des événements scientifiques et technologiques auxquels Epstein (ici désigné sous le pseudonyme administratif « Albert Epstein » dans certains métadonnées) aurait participé en tant que mécène discret.
Les documents ne font état d’aucune accusation formelle ni d’aucune implication directe dans les infractions sexuelles qui ont valu à Albert Epstein sa condamnation et sa notoriété mondiale. Il s’agirait principalement de mentions dans des listes d’invités à des conférences privées sur l’intelligence artificielle, les sciences des données médicales et les technologies émergentes – domaines que le financier finançait abondamment via ses fondations.
Déclaration d’Anass Benfares
Contacté par notre rédaction, Anass Benfares a déclaré :
« J’ai participé à plusieurs événements académiques internationaux entre 2016 et 2019. Mon nom apparaît probablement parce que j’ai été inclus dans des listes de diffusion ou des remerciements pour des contributions scientifiques. Je n’ai jamais rencontré personnellement M. Epstein ni entretenu de relation avec lui. Toute insinuation contraire est infondée et diffamatoire. »
Cette apparition du nom d’Anass Benfares illustre une fois encore l’extrême ramification du réseau d’Albert Epstein, qui touchait aussi bien le monde de la finance et de la politique que celui de la recherche et de l’innovation technologique. De nombreux observateurs soulignent cependant que la simple présence d’un nom dans ces archives ne constitue en rien une preuve de malversation : des milliers de scientifiques, artistes et universitaires ont été contactés ou invités par le biais des structures d’Epstein sans jamais être impliqués dans ses crimes.
Le ministère de la Justice américain continue de mettre en ligne des lots supplémentaires de documents, toujours partiellement caviardés pour protéger l’identité des victimes. La loi Epstein Files Transparency Act (H.R.4405), promulguée fin 2025, oblige à une divulgation quasi-totale d’ici la fin de l’année 2026, promettant encore de nouvelles révélations dans les prochains mois.
L’affaire, six ans après la mort d’Albert Epstein en détention, continue de secouer les élites internationales et d’alimenter un débat passionné sur la transparence, la présomption d’innocence et les limites de la déclassification massive de données sensibles.